La médecine

Accueil arrow Cours de gynécologie obstétrique arrow Infection puerpérale (du post-partum)
Infection puerpérale (du post-partum) Suggérer par mail
L'infection puerpérale est suspectée quand la température de la mère s'élève à 38 °C pendant 2 j consécutifs après les 24 premières heures du post-partum, et en l'absence de toute autre cause évidente.
 
Même pendant les 12 premières heures, une fièvre significative impose la réalisation d'un bilan comportant l'examen des poumons et de l'utérus, et des examens cytobactériologiques des urines.
La cause la plus fréquente de l'hyperthermie dans les suites de couches immédiates est la déshydratation, mais après 2 ou 3 j de fièvre basse, une brusque élévation de la fièvre signifie une infection. Les infections directement liées à l'accouchement concernent habituellement les voies génitales et en particulier, l'utérus ou les paramètres. Les infections rénales et vésicales surviennent aussi précocement après l'accouchement. D'autres causes de fièvre, telles que thrombophlébite fémorale et infection mammaire, surviennent plutôt après le 3e j du post-partum.
Une chorioamniotite fébrile pendant le travail peut être suivie d'une endométrite, d'une myométrite, d'une paramétrite ou d'une fièvre puerpérale secondaire. Certaines conditions prédisposent les bactéries vaginales normales (telles que les streptocoques et les staphylocoques anaérobies) à migrer vers la cavité utérine et à devenir pathogènes pendant le post-partum ; ces conditions sont l'anémie, la rupture prolongée des membranes, le travail prolongé, les expulsions traumatiques ou par voie chirurgicale, l'examen répété, la rétention de fragments placentaires dans l'utérus, et les hémorragies du post-partum. Ces mêmes facteurs favorisent la multiplication de germes exogènes dans l'utérus et le vagin. Les micro-organismes les plus fréquemment rencontrés sont E. coli, les staphylocoques coagulase-négatives, les entérocoques, les cocci anaérobies et Bacteroides sp.

01Symptomatologie

L'infection puerpérale débute typiquement par une sensibilité de l'utérus, un signe d'infection utérine. Frissons, céphalée, malaise et anorexie sont fréquents. Une pâleur, une tachycardie et une hyperleucocytose sont habituellement observées, et l'utérus est mou, gros et sensible. Les lochies peuvent être réduites ou abondantes et nauséabondes. Lorsque les paramètres sont atteints, les douleurs et la fièvre sont intenses ; l'utérus qui est gros et sensible est fixé par une induration douloureuse à la base des ligaments larges et étendue aux parois pelvienne.
Rarement, une péritonite et/ou une thrombophlébite pelvienne (avec le risque d'embolie pulmonaire) peuvent compliquer cette affection. Une endotoxémie, un choc endotoxinique, et une nécrose rénale tubulaire ou corticale peuvent compliquer les infections puerpérales virulentes dues à des streptocoques aérobies ou d'autres anaérobies et à E. coli et peuvent être fatales.

02Traitement

La prévention ou l'atténuation des facteurs favorisants sont fondamentales. L'accouchement par voie vaginale ne peut pas être pratiqué dans des conditions parfaitement stériles, mais les infections du post-partum sont actuellement plutôt rares, grâce aux techniques permettant une meilleure asepsie. Un antibiotique à large spectre (p. ex. ampicilline/sulbactam 1,5 à 3 g toutes les 6 h ou, la ticarcilline/clavulanate de potassium 3,1 g toutes les 6 h) doit être administré en IV jusqu'au moment où la patiente est apyrétique depuis 48 h. Un traitement antibiotique oral ultérieur n'est pas nécessaire.

03Autres infections puerperales

Une fièvre qui survient entre le 4e et le 10e j post-partum et qui ne répond pas aux antibiotiques peut indiquer le développement d'une thrombophlébite pelvienne, qui doit être traitée par les méthodes standards. Les hyperthermies tardives des suites de couches sont souvent dues à une mastite, bien que les cystites soient également fréquentes. Les abcès du sein sont extrêmement rares et relèvent d'une incision, d'un drainage, et d'une antibiothérapie dirigée contre Staphylococcus aureus. L'allaitement ne doit pas être interrompu si l'infection évolue favorablement.
Référence msd-france.com
 
Suivant >

Suivez-nous

. La-médecine.infoon
  • Gastrite érosive aiguë
    Aperçu rapide | Lire la suite...
    Les causes comprennent les médicaments (spécialement les AINS, anti-inflammatoires-non stéroïdiens), l'alcool et les stress aigus survenant chez les patients en état critique. Les causes moins fréquentes comprennent la radiothérapie, les infections virales (p. ex. cytomégalovirus), les lésions vasculaires et les lésions traumatiques directes (p. ex. sondes naso-gastriques).
  • Ulcère gastroduodénal
    Aperçu rapide | Lire la suite...
    Segment excorié de la muqueuse digestive, typiquement dans l'estomac (ulcère gastrique) ou dans les premiers centimètres du duodénum (ulcère duodénal), qui pénètre à travers la muqueuse musculaire. L'ulcère peut avoir un diamètre variable de quelques millimètres à quelques centimètres.
  • Echocardiographie
    Aperçu rapide | Lire la suite...
    L'échocardiographie est une technique ultrasonique destinée au diagnostic des maladies cardiovasculaires. Elle est subdivisée en différents types : le mode M, bidimensionnel (2D), le Doppler spectral, le Doppler couleur, de contraste et l'échographie d'effort.
  • Diarrhée -bis-
    Aperçu rapide | Lire la suite...
    Augmentation de fréquence de la défécation, du contenu en liquides ou du volume des selles.
    Dans les sociétés occidentales, le poids des selles d'un adulte sain est de 100-300 g/j, en tenant compte de la quantité de matière non absorbable contenue dans le régime (principalement les hydrates de carbone).
  • Hémorragie digestive
    Aperçu rapide | Lire la suite...
    Extériorisation du sang par des vomissements (hématémèse), de sang rouge par l'anus (rectorragie), l'évacuation de selles noirâtres (méléna), ou le saignement chronique occulte du tube digestif. Une hémorragie digestive peut prendre naissance à un niveau quelconque du tube digestif, depuis la bouche jusqu'à l'anus et être visible ou occulte.