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Cancers du côlon et du rectum Suggérer par mail

01Connaître la forme anatomopathologique habituelle de ces cancers

C’est l’adénocarcinome, développé aux dépens de l’épithélium des glandes de Lieberkühn. La forme macroscopique la plus fréquente est une tumeur ulcéro-végétante. Elle peut être polypoïde et sessile, ou limitée à une partie d’un polype adénomateux. Les formes infiltrantes sont rares.

02Connaître la fréquence des cancers du côlon et du rectum

 

Environ 37 000 nouveaux cas de cancers colorectaux surviennent chaque année en France, avec 15 000 décès par an. Les cancers colorectaux représentent en France 15 % de l’ensemble des cancers. Environ 40 % de ces cancers touchent le rectum, 60 % le côlon où la localisation principale est le sigmoïde. . Le sex-ratio hommes/femmes du cancer du côlon est de 1 ; celui du cancer du rectum est de 2.
La France se situe parmi les régions à risque élevé de cancer colorectal, tout comme les autres pays de l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Australie.
 

03Connaître le terrain sur lequel se développent les cancers du côlon et du rectum

Environ 95 % des cancers du côlon et du rectum sont sporadiques (80% sans antécédent familial et 15% avec antécédent familial sporadique). Leur incidence augmente régulièrement avec l’âge. Le risque devient appréciable à partir de 50 ans et double ensuite à chaque décennie. L’âge moyen du diagnostic se situe vers 70 ans.
Entre 60 et 80 % des cancers colorectaux  se développent à partir d’un adénome. Le risque de transformation d’un adénome en cancer varie en fonction de la taille, de l’importance de la composante villeuse au sein de l’adénome et du degré de dysplasie.
Les formes familiales (PAF et HNPCC) représentent moins de 5 % des cancers du côlon et du rectum.
Il existe un risque de transformation cancéreuse des lésions inflammatoires coliques de la RCH et de la maladie de Crohn. Ce risque devient significatif pour les colites étendues évoluant depuis plus de 7 à 10 ans.

04Enoncer ce que l’on peut attendre des techniques de recherche de sang occulte dans les selles pour le dépistage et la prévention du cancer rectocolique

La recherche de sang occulte dans les selles n’a pas de valeur dans le cadre d’une démarche diagnostique individuelle ( environ 50% de faux négatifs).
En revanche, dans le cadre d'un dépistage de masse chez des sujets asymptomatiques de risque moyen, elle permet de sélectionner un petit nombre (1 à 2 %) de sujets positifs qui doivent subir une coloscopie dans le but de dépister des polypes ou des cancers. Le dépistage de masse par l'Hemoccult(R), qui est le mieux évalué des tests disponibles, a démontré son efficacité dans 3 essais contrôlés (dont un en France) : la mortalité par cancer colorectal est diminuée de 16 % dans la population à laquelle le test a été proposé ( et de 33 % chez les personnes qui ont réellement fait le test). En France, le dépistage de masse par Hemoccult(R) doit être généralisé dans les années qui viennent.
En cas d'Hemoccult(R) positif, un adénome >1cm ou un cancer est diagnostiqué par la coloscopie quatre fois sur dix. Les trois quarts des cancers dépistés par cette méthode sont de bon pronostic car limités à la paroi (stades 1 et 2).

05Connaître les signes permettant de suspecter un cancer du côlon

Très longtemps asymptomatique, ce cancer peut se révéler par :
– des douleurs abdominales d’apparition récente ;
– des troubles du transit intestinal d’apparition récente, ou la modification récente de troubles anciens du transit intestinal ;
– une anémie ferriprive ;
– un méléna ou des rectorragies ;
– une altération de l’état général ;
– une tumeur abdominale ou un foie métastatique ;
– une complication (occlusion intestinale ou perforation).

06Connaître les signes permettant de suspecter un cancer du rectum

Ce sont :
–des rectorragies associées ou non à un syndrome rectal (faux besoins impérieux et fréquents avec émission de glaires sanglantes afécales) ;
– une constipation ou une diarrhée récente ;
– rarement une occlusion, une anémie, des métastases.
Le diagnostic est fait par le toucher rectal en cas de cancer développé dans la partie moyenne ou basse du rectum.

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