| Cancers du côlon et du rectum |
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Page 1 sur 3 01Connaître la forme anatomopathologique habituelle de ces cancers
C’est
l’adénocarcinome, développé aux dépens de l’épithélium des glandes de
Lieberkühn. La forme macroscopique la plus fréquente est une tumeur
ulcéro-végétante. Elle peut être polypoïde et sessile, ou limitée à une partie d’un polype adénomateux. Les formes infiltrantes sont rares.
02Connaître la fréquence des cancers du côlon et du rectum
La France se
situe parmi les régions à risque élevé de cancer colorectal, tout comme
les autres pays de l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et
l’Australie.
03Connaître le terrain sur lequel se développent les cancers du côlon et du rectum
Environ
95 % des cancers du côlon et du rectum sont sporadiques (80% sans
antécédent familial et 15% avec antécédent familial sporadique). Leur
incidence augmente régulièrement avec l’âge. Le risque devient
appréciable à partir de 50 ans et double ensuite à chaque décennie.
L’âge moyen du diagnostic se situe vers 70 ans.
Entre 60 et 80 % des cancers colorectaux se
développent à partir d’un adénome. Le risque de transformation d’un
adénome en cancer varie en fonction de la taille, de l’importance de la
composante villeuse au sein de l’adénome et du degré de dysplasie.
Les formes familiales (PAF et HNPCC) représentent moins de 5 % des cancers du côlon et du rectum.
Il existe un risque de transformation cancéreuse des lésions inflammatoires coliques de la RCH et de la maladie de Crohn. Ce risque devient significatif pour les colites étendues évoluant depuis plus de 7 à 10 ans.
04Enoncer ce que l’on peut attendre des techniques de recherche de sang occulte dans les selles pour le dépistage et la prévention du cancer rectocolique
La
recherche de sang occulte dans les selles n’a pas de valeur dans le
cadre d’une démarche diagnostique individuelle ( environ 50% de faux
négatifs).
En revanche, dans le cadre d'un dépistage de
masse chez des sujets asymptomatiques de risque moyen, elle permet de
sélectionner un petit nombre (1 à 2 %) de sujets positifs qui doivent
subir une coloscopie dans le but de dépister des polypes ou des
cancers. Le dépistage de masse par l'Hemoccult(R), qui est le mieux
évalué des tests disponibles, a démontré son efficacité dans 3 essais
contrôlés (dont un en France) : la mortalité par cancer colorectal est
diminuée de 16 % dans la population à laquelle le test a été proposé (
et de 33 % chez les personnes qui ont réellement fait le test). En France, le dépistage de masse par Hemoccult(R) doit être généralisé dans les années qui viennent.
En cas d'Hemoccult(R) positif, un adénome >1cm
ou un cancer est diagnostiqué par la coloscopie quatre fois sur dix.
Les trois quarts des cancers dépistés par cette méthode sont de bon
pronostic car limités à la paroi (stades 1 et 2).
05Connaître les signes permettant de suspecter un cancer du côlon
Très longtemps asymptomatique, ce cancer peut se révéler par :
– des douleurs abdominales d’apparition récente ;
– des troubles du transit intestinal d’apparition
récente, ou la modification récente de troubles anciens du transit
intestinal ;
– une anémie ferriprive ;
– un méléna ou des rectorragies ;
– une altération de l’état général ;
– une tumeur abdominale ou un foie métastatique ;
– une complication (occlusion intestinale ou perforation).
06Connaître les signes permettant de suspecter un cancer du rectum
Ce sont :
–des rectorragies associées ou non à un syndrome
rectal (faux besoins impérieux et fréquents avec émission de glaires
sanglantes afécales) ;
– une constipation ou une diarrhée récente ;
– rarement une occlusion, une anémie, des métastases.
Le diagnostic est fait par le toucher rectal en cas de cancer développé dans la partie moyenne ou basse du rectum.
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