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Cancers du côlon et du rectum Suggérer par mail

07Indiquer les examens complémentaires utiles au diagnostic des cancers du côlon et du rectum

Le diagnostic du cancer du côlon repose sur la coloscopie qui permet de visualiser la tumeur et de réaliser des biopsies . Avant sa confirmation par coloscopie, le diagnostic peut être évoqué par d'autres examens morphologiques (lavement baryté, scanographie abdomino-pelvienne, coloscopie virtuelle).
Le diagnostic de cancer du rectum peut être fait au toucher rectal, à la rectoscopie au tube rigide et par coloscopie courte.

08Connaître les explorations utiles à la décision thérapeutique dans le cancer du côlon

Le bilan pré thérapeutique d’un cancer du côlon doit comporter, après un examen clinique complet, la recherche :
– de lésions synchrones du rectum et du côlon par une coloscopie. En cas de sténose infranchissable, une coloscopie devra être réalisée dans les 6 mois suivant la résection;
– de métastases viscérales par une scanographie thoraco-abdomino-pelvienne ou par l'association d'une radiographie pulmonaire de face et de profil et d'une échographie abdominale, complétée par une scanographie si les images échographiques sont difficilement interprétables.

09Connaître les explorations utiles à la décision thérapeutique en matière de cancer du rectum

Le toucher rectal permet d’apprécier le siège de la tumeur par rapport au sphincter, son extension endoluminale et, dans une certaine mesure, l’infiltration pariétale par l’analyse du caractère mobile ou fixé de la lésion.
L’extension de la tumeur dans la paroi rectale et à un degré moindre l’atteinte ganglionnaire sont précisées par l’échoendoscopie. Cependant, pour les tumeurs plus volumineuses ou circonférentielles qui ont franchi la paroi rectale, l’extension locorégionale est mieux appréciée par la scanographie et surtout l’IRM du pelvis qui montrent l’extension de la tumeur dans le mésorectum et la distance qui la sépare de la limite externe de la loge rectale.
La recherche de métastases viscérales fait appel à la  scanographie thoraco-abdomino-pelvienne ou à l'association d'une radiographie pulmonaire de face et de profil et d'une échographie abdominale, complétée par une scanographie si les images échographiques sont difficilement interprétables.
Il faut faire une coloscopie complète avant l’intervention pour rechercher des lésions tumorales coliques synchrones, bénignes ou malignes.

10Enoncer les principes du traitement chirurgical des cancers du côlon non compliqués

Le traitement chirurgical des cancers du côlon non compliqués repose sur l’exérèse de la tumeur primitive avec des marges de côlon sain (minimum 5 cm), associée à l’exérèse des vaisseaux et du mésocôlon contenant les ganglions lymphatiques.

Le type d’intervention dépend du siège tumoral : hémicolectomie (droite ou gauche), sigmoïdectomie éventuellement étendue au haut rectum, avec rétablissement en général immédiat de la continuité.

La chirurgie sous coelioscopie a démontré sa faisabilité, et avec l'amélioration de la technique, le risque de greffe néoplasique pariétale est réduit. Elle fait encore l'objet d'évaluation dans des essais randomisés.

11Enoncer les principes du traitement chirurgical des cancers du côlon compliqués (occlusion ou perforation)

Le traitement repose sur le principe d’une intervention le plus souvent en urgence.

En cas d'occlusion, l'intervention de choix est une colostomie première, faite le plus près possible en amont de la tumeur, suivie après 8-15 jours d'une résection avec anastomose emmenant la colostomie. L'alternative est une résection segmentaire avec lavage colique per-opératoire et anastomose en un temps ou une colectomie subtotale ou totale avec anastomose iléo-sigmoïdienne ou iléo-rectale (Conférence de Consensus-Paris 1998). La mise en place d’une prothèse colique trans-tumorale mise sous contrôle radiologique ou endoscopique à titre provisoire peut être également proposée. En cas de métastases non résécables ou de carcinose péritonéale, l’obstruction due à une tumeur du colon sigmoïde ou du colon iliaque peut être levée par la mise en place définitive d’une prothèse.

En cas de perforation, l'intervention de choix est la  résection de la tumeur avec et réalisation d’une ou deux stomies, suivie du rétablissement ultérieur de la continuité. L’alternative est une colectomie allant du cæcum à la limite inférieure de la tumeur suivie d’une anastomose iléo-colique si la perforation est diastatique (Conférence de Consensus-Paris 1998).

12Connaître le pronostic des cancers rectocoliques

Le taux de survie à 5 ans, tous stades confondus, est de 45 %.
Les principaux facteurs pronostiques conditionnant le risque de rechute locale ou à distance et la survie sont : la profondeur de l’envahissement pariétal, l’envahissement ganglionnaire, la présence de métastases lors du bilan initial. Ces facteurs pronostiques sont utilisés pour établir la classification TNM (ou celle, plus ancienne, d'Astler et Coller, dérivée de celle de Dukes).
CLASSIFICATION TNM (UICC 1997)
  • Tis : intra-épithéliale ou chorion
  • T1 : sous-muqueuse
  • T2 : musculeuse
  • T3 : sous-séreuse
  • T4 : séreuse ou organe de voisinage
  • N0 : pas de métastase ganglionnaire
  • Nx : ganglions non évalués ou moins de 12 ganglions examinés
  • N1 : 1 à 3 ganglions métastatiques régionaux
  • N2 : 4 ganglions métastatiques régionaux ou plus
  • M0 : pas de métastase
  • M1 : métastases à distance (dont ganglions sus-claviculaires)
L’examen d’au moins 12 ganglions régionaux est nécessaire à l’évaluation correcte du statut ganglionnaire.
  • Stade I = pT1-T2 N0 M0 = sous-séreuse intacte sans métastase ganglionnaire (Dukes A)
  • Stade II = pT3-T4 N0 M0 = sous-séreuse atteinte ou dépassée sans métastase ganglionnaire (Dukes B)
  • Stade III = Tous T N1 N2 M0 = envahissement ganglionnaire (Dukes C)
  • Stade IV = Tous T tous N M1= métastases à distance.

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