| Syndrome de malabsorption |
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Page 2 sur 3 06Enumérer les principales causes intestinales de malabsorption
– les atrophies villositaires (cause de loin la plus fréquente);
– les infections ou inflammations étendues du grêle (maladie de Crohn, tuberculose ou maladie de Whipple) ;
– les localisations intestinales des maladies générales (amylose et sclérodermie) ;
– la giardiase, en général associée à un déficit immunitaire (déficit en IgA ou carence globale en immunoglobulines) ;
– l’ischémie chronique de l’intestin grêle;
– les causes iatrogènes (entérectomie étendue), la radiothérapie et médicaments (biguanides, clofazimine) ;
– les infiltrations tumorales (lymphomes).
07Connaître la principale cause d’atrophie villositaire totale
C’est la maladie cœliaque (ou intolérance au
gluten). Elle est diagnostiquée dans l’enfance (1/3 cas) ou à l’âge
adulte (2/3 cas).
Les autres causes sont exceptionnelles :
– sprue tropicale ;
– déficit congénital ou acquis en immunoglobulines ;
08Définir la maladie cœliaque
La maladie cœliaque est définie par :
– un syndrome de malabsorption associant plus
ou moins des manifestations cliniques (diarrhée, douleurs abdominales,
amaigrissement) et/ou biologiques de malabsorption. Les manifestations
peuvent se résumer à une anomalie biologique (anémie microcytaire
isolée par exemple) ;
– histologiquement, une atrophie villositaire totale ou subtotale, parfois partielle;
– la régression des symptômes et des
carences après un régime sans gluten strict associée à une amélioration
lente des lésions histologiques.
La maladie cœliaque est une maladie auto-immune
qui se développe sur un terrain génétique de prédisposition (HLA DQ2 ou
DQ8 présent dans 95% des cas) par intolérance aux protéines contenues
dans le gluten (blé, seigle, orge). La prévalence estimée en Europe et
aux Etats Unis est estimée entre 1/100 et 1/300 , mais la majorité des
cas sont peu ou asymptomatiques.
09 Préciser les signes histologiques trouvés sur les biopsies du grêle au cours de la maladie cœliaque
Ce sont :
– une atrophie villositaire totale ou subtotale ;
– une augmentation du nombre des lymphocytes intraépithéliaux ;
– une infiltration lympho-plasmocytaire du chorion avec présence de polynucléaires éosinophiles ;
10Indiquer les tests sérologiques utiles au diagnostic et au suivi de la maladie cœliaque
Les anticorps sériques anti-endomysium de type
IgA sont les plus sensibles et les plus spécifiques. Ils se négativent
après un an de régime sans gluten bien suivi.
Une sérologie anti-endomysium de classe IgA
négative pouvant être due à un déficit sélectif en IgA, les anticorps
de la classe IgG peuvent être aussi demandés. Les anticorps
antigliadine sont moins sensibles et moins spécifiques mais parfois
positifs isolément.
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