| Adénopathie superficielle |
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Page 1 sur 4 01Définition et diagnostic positif d'une adénopathie superficielle :C’est l’augmentation du volume d’un ganglion lymphatique qui devient palpable. Ce ganglion peut siéger dans l’une des aires suivantes : – cervicale (sous-maxillaire, sous-mentonnière, prétragienne, occipitale, jugulo-carotidienne, sus-claviculaire, rétrospinale) ; – axillaire ; – inguinale et rétrocrurale ; – épitrochléenne, poplitée, intercostale.02Diagnostic différentiel :
1- Nature ganglionnaire ou non de la tuméfaction :
Dans les aires cervicales, il faut
écarter une hypertrophie d’une glande sous-maxillaire (par une palpation
bidigitale) ou parotidienne (parfois siège d’une Les aires axillaires peuvent être le siège d’une hidrosadénite (inflammation d’une glande sudoripare). Dans les aires inguinocrurales, il faut éliminer une hernie (impulsive à la toux), une phlébite de la crosse de la saphène (cordon induré), un anévrisme artériel (masse battante, expansive). 2- Ganglions palpables mais non pathologiques :Chez l’enfant et le sujet maigre, il n’est pas rare de palper de petits ganglions (inférieurs à 0,5 cm) particulièrement dans les aires cervicales et inguinales. En cas de doute sur un aspect pathologique, une surveillance est de toute façon indispensable.
03Éléments du diagnostic étiologique :
1- Interrogatoire :
Il permet de préciser la date et
les circonstances de découverte, les modalités évolutives, le caractère
douloureux ou non de l’ On recherche des signes généraux : fièvre, sueurs nocturnes, asthénie, anorexie, amaigrissement, prurit généralisé. Les antécédents personnels seront également précisés : terrain alcoolo-tabagique, contacts sexuels non protégés, contage tuberculeux, contact avec des animaux (griffure de chat, morsure), prises médicamenteuses, voyages, ainsi que les antécédents familiaux (notamment de cancer). 2- Examen clinique :• Il faut examiner méthodiquement l’ensemble des aires ganglionnaires afin de distinguer :
– les
– les poly
• Il faut préciser les
caractéristiques physiques de ces – localisation et taille (mesurée au mieux avec un pied à coulisse) ; – consistance : molle, élastique, rénitente, dure, parfois pierreuse ; – existence d’une douleur à la palpation ; – aspect inflammatoire, rouge, chaud, fluctuant voire « présuppuratif » ; – mobilité ou adhérence aux plans profonds. • Il faut bien entendu effectuer un examen clinique complet et rechercher tout particulièrement : – une splénomégalie et une hypertrophie amygdalienne ;
– une lésion dans le territoire de
drainage d’une
– des signes indirects témoignant
de la présence d’ Il s’agit essentiellement d’un syndrome cave supérieur (oedème palpébral, facial et sus-claviculaire, turgescence jugulaire, circulation collatérale thoracique) ou d’oedèmes compressifs des membres inférieurs voire de complications thrombotiques.
• Il est impératif de reporter ces
constations sur un schéma daté. |