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Adénopathie superficielle Suggérer par mail

3- Examens complémentaires :

• Certains sont simples et systématiques.

Il s’agit de : l’hémogramme qui peut apporter des renseignements capitaux : cytopénie, polynucléose, syndrome mononucléosique, présence de cellules lymphoïdes atypiques ou de blastes, éosinophilie… ; la recherche d’un syndrome inflammatoire (vitesse de sédimentation, protéine Créactive).

• D’autres ne sont pratiqués qu’en fonction du contexte : la radiographie thoracique qui peut dépister des adénopathies médiastinales ou des nodules pulmonaires (la tomodensitométrie est l’examen de référence pour la mise en évidence d’adénopathies profondes) ; l’électrophorèse des protides sériques qui recherche un pic monoclonal ; les LDH (lactic dehydrogenase) (marqueur de masse tumorale des lymphomes) ; les sérologies virales (notamment la sérologie du virus d’immunodéficience humaine) ; la ponction ganglionnaire ; la biopsie ganglionnaire.

En fonction des renseignements obtenus lors de cette première étape, les orientations diagnostiques sont différentes s’il s’agit d’une adénopathie isolée ou d’une polyadénopathie, et si le contexte de survenue est aigu ou chronique.

  • Diagnostic étiologique :

En fonction des renseignements obtenus lors de cette première étape, les orientations diagnostiques sont différentes s’il s’agit d’une adénopathie isolée ou d’une polyadénopathie, et si le contexte de survenue est aigu ou chronique.

 

01Adénopathie isolée : 

Affirmer qu’une adénopathie est isolée implique comme nous l’avons vu que toutes les aires ganglionnaires aient été examinées et qu’une splénomégalie ait été recherchée.

La démarche diagnostique s’appuiera essentiellement sur la rapidité d’évolution, les caractéristiques physiques, l’examen très soigneux du territoire de drainage de l’adénopathie, et souvent l’abord du ganglion par ponction voire biopsie.

1- Évolution aiguë :

Il s’agit généralement d’une infection dans le territoire de drainage de l’adénopathie.

Le diagnostic est aisé devant une adénopathie manifestement inflammatoire : douleur à la pression, chaleur, rougeur, périadénite ou même ramollissement et fistulisation, s’accompagnant parfois de signes généraux (fièvre).

• L’adénite infectieuse « à pyogène » est la plus fréquente.

Le foyer infectieux dans le territoire de drainage n’est pas toujours retrouvé.

L’adénite peut s’associer à une lymphangite.

Quelle que soit l’aire, il peut s’agir d’une infection cutanée.

Selon la localisation, on recherche : – cervicale haute : foyer infectieux dentaire, facial, oculaire, oropharyngé dont angine, otite ;

– prétragienne : infection oculaire ;

– axillaire : lésions du membre supérieur et particulièrement des doigts (panaris) ;

– inguino-crurale : lésions du membre inférieur (érysipèle, panaris).

La ponction ganglionnaire est souvent évocatrice par la présence de pus qui doit être aspiré pour une étude cytologique et bactériologique.

Il faut signaler que la ponction d’un kyste du tractus thyréoglosse ramène un liquide puriforme ; la cytologie rétablit le diagnostic.

• D’autres causes sont à rechercher en fonction du contexte :

– les maladies aiguës d’inoculation font suite à des morsures, blessures, griffures animales dans le territoire de drainage : il s’agit essentiellement de pasteurellose (plaie très douloureuse, récente

– quelques heures

– avec écoulement séreux, lymphangite, évolution rapide), et tularémie (morsure de rongeur

– dont lièvre

– incubation 4-8 jours) ;

– les maladies vénériennes sont évoquées devant la notion de rapports sexuels non protégés, d’ulcération génitale, anale ou pharyngienne.

En effet, certaines de ces affections peuvent s’accompagner d’adénopathie d’évolution aiguë : l’herpès et le chancre mou (Hæmophilus ducreyi).

Dans cette situation, la sérologie du virus d’immunodéficience humaine et la recherche de gonocoques sont systématiques.

– une adénopathie lymphomateuse peut parfois simuler une adénite aiguë.

La ponction ganglionnaire oriente alors le diagnostic.

2- Évolution chronique ou subaiguë :

Une métastase ganglionnaire ou une hémopathie maligne sont les hypothèses à envisager en premier lieu, même si une cause infectieuse n’est pas à exclure.

• Il faut rechercher une tumeur du voisinage : il s’agit d’adénopathies volumineuses fixées et de consistance pierreuse, mais ces caractéristiques ne sont pas constantes.

La tumeur est parfois évidente à l’examen clinique (ou à la radiographie thoracique) dans le territoire drainé par l’adénopathie :
 


 

 

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