| Adénopathie superficielle |
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L’
La ponction ganglionnaire avec
coloration de Warthin-Starry peut mettre en évidence des coccobacilles.
La sérologie de Bartonella
henselae et Afipia felis et surtout la recherche du génome bactérien (sur
prélèvement ganglionnaire) apportent le diagnostic de certitude.
La primo-infection toxoplasmique
se présente rarement sous la forme d’une
L’
Sont plus rarement évoquées, à la
suite d’un contact vénérien, la syphilis et la maladie de Nicolas-Favre et à la
suite de soins dentaires, l’actinomycose cervicale.
02 Polyadénopathie :
Il faut toujours rechercher une
splénomégalie associée.
Les principaux éléments
d’orientation devant une poly
Ces éléments vont conduire parfois
facilement au diagnostic, dans les autres cas, seules la ponction et la biopsie
ganglionnaire permettront de porter un diagnostic.
1- Causes infectieuses :
• Évolution aiguë : les
L’existence d’un syndrome mononucléosique
à l’examen attentif du frottis sanguin oriente fortement le diagnostic.
C’est la présence de grands
lymphocytes hyperbasophiles d’aspect atypique, associés à des petits
lymphocytes d’aspect normal et à des cellules d’aspect plasmocytaire.
Il existe parfois une
hyperlymphocytose.
Ce syndrome est isolé ou associé à
une thrombopénie (d’origine périphérique) et à une discrète neutropénie.
Deux causes sont prédominantes,
l’une par sa fréquence (la mononucléose infectieuse), l’autre par sa gravité (la
primo-infection par le virus d’immunodéficience humaine).
La mononucléose infectieuse est
une infection d’installation rapide qui associe habituellement une angine, une
asthénie très marquée, et parfois une fièvre.
Un exanthème morbilliforme
spontané ou déclenché par la prise de pénicilline A est très évocateur.
La poly
Une cytolyse hépatique est
fréquente.
Le diagnostic repose soit sur la
mise en évidence d’anticorps hétérophiles par test de la mononucléose
infectieuse, très sensible (95 %), mais à contrôler par la réaction de
Paul-Bunnell-Davidsohn, soit sur la présence d’IgM anti-VCA (viral capside
antigen) à la sérologie Epstein-Barr.
La primo-infection par virus
d’immunodéficience humaine peut être symptomatique.
Le tableau est proche de la
mononucléose infectieuse : fièvre, syndrome grippal, asthénie, pharyngite, rash
déclenché parfois par la pénicilline A, cytolyse hépatique modérée.
Ces manifestations sont
transitoires, disparaissant en quelques semaines.
Il faut rechercher les facteurs de
risque.
Le diagnostic repose sur la
sérologie du virus qui à ce stade peut être encore négative, imposant alors la
recherche de l’antigène p24.
En cas de forte suspicion, si
l’antigène p24 et la sérologie du virus sont négatifs, l’étude de la charge
virale peut être demandée.
D’autres étiologies existent :
toxoplasmose ; rubéole (souvent
Le syndrome mononucléosique n’est
pas toujours présent et les
• Évolution chronique : il faut
penser en premier lieu à la lymph
Cette poly
Dans ce contexte, l’apparition
d’
La ponction peut montrer des
cellules suspectes et la biopsie ganglionnaire s’impose.
D’autres causes infectieuses sont
plus rares, brucellose, syphilis secondaire, leishmaniose viscérale,
tuberculose ganglionnaire [forme généralisée et (ou) hématopoïétique].
2- Causes malignes :
• Une leucémie aiguë est évoquée,
surtout s’il existe également une asthénie, un syndrome infectieux et un
purpura.
La présence de blastes dans le
sang, quel qu’en soit le taux, associée ou non à des signes d’insuffisance
médullaire (anémie arégénérative, neutropénie, thrombopénie) est fortement
évocatrice du diagnostic. Une pancytopénie sans blastose doit également faire
évoquer le diagnostic de leucémie aiguë.
Cette hypothèse doit être
confirmée en urgence par un myélogramme, et impose une hospitalisation rapide.
Il s’agit plus souvent d’une
leucémie aiguë lymphoïde que myéloïde.
• Le diagnostic de leucémie
lymphoïde chronique (LLC) sera évoqué devant une hyperlymphocytose sanguine
(lymphocytes > 4 G/L).
L’examen du frottis sanguin montre
des petits lymphocytes d’aspect banal, et des cellules altérées (ombres de
Gümprecht).
L’hyperlymphocytose s’accompagne
d’anémie et (ou) de thrombopénie dans les formes évoluées. La poly
L’étude immunologique (marqueurs)
des cellules lymphoïdes du sang périphérique est la clef du diagnostic
(cellules B, CD5+, CD23+ et faible densité d’expression des Ig de membrane).
• D’autres hémopathies lymphoïdes
chroniques, proches de la leucémie lymphoïde chronique, mais moins fréquentes
peuvent être évoquées sur la présence de cellules lymphoïdes atypiques
sanguines.
Il existe souvent une
hyperlymphocytose accompagnée parfois d’anémie, de thrombopénie, ou de
neutropénie.
Il peut s’agir d’un lymphome malin
non hodgkinien de faible malignité (lymphome folliculaire, lymphome à cellules
du manteau) avec dissémination sanguine, d’une leucémie prolymphocytaire, d’une
maladie de Waldenström (association à une IgM monoclonale sérique > 5 g/L).
L’étude cytologique et
immunologique des cellules lymphoïdes du sang périphérique est là encore la
base du diagnostic.
Ensuite, selon les cas, une
biopsie ganglionnaire, un myélogramme, une biopsie médullaire, un caryotype des
cellules tumorales pourront être demandés.
• Il existe parfois des signes
très suspects de lymphome malin non hodgkinien ou de maladie de Hodgkin
particulièrement devant une poly
Le résultat de la ponction
ganglionnaire renforce en général la suspicion.
Mais la biopsie ganglionnaire est
indispensable pour affirmer le diagnostic et préciser le type du lymphome.
• Plus rarement une
poly
Le diagnostic fortement suspecté à
la ponction ganglionnaire sera confirmé par la découverte d’une tumeur
primitive ou par la biopsie ganglionnaire.
3- Autres causes :
• La sarcoïdose est évoquée devant
une poly
La radiographie pulmonaire est
évocatrice :
Le diagnostic repose sur la mise
en évidence d’un granulome épithélioïde et gigantocellulaire sans caséum à la
biopsie ganglionnaire.
• Au cours des maladies
systémiques, les
Elles sont rencontrées dans le
lupus surtout, mais aussi dans la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Still,
la dermatomyosite, le syndrome de Gougerot-Sjögren, la maladie de Kawasaki, la
maladie de Whipple…
• Une prise médicamenteuse peut
induire la survenue d’
Néanmoins, une telle hypothèse ne
sera retenue qu’après élimination des autres causes.
La disparition de ces
Certaines affections peuvent être
responsables de poly
Il s’agit de la maladie de
Castleman, des
Dans ces situations, seule la biopsie ganglionnaire
permet d’écarter le diagnostic de lymphome.
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