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Affections iatrogènes Suggérer par mail

01Connaître les principales catégories de médicaments agressifs pour la muqueuse gastroduodénale, pouvant entraîner ou aggraver un ulcère gastrique, un ulcère duodénal ou une gastrite aiguë

Les médicaments les plus agressifs pour la muqueuse gastroduodénale sont :
– l’aspirine et les médicaments en contenant (plus de 100 spécialités) ;
– les AINS ;
– les comprimés de chlorure de potassium.
La toxicité des corticoïdes administrés seuls n’est plus actuellement reconnue.

02Connaître les manifestations cliniques et endoscopiques évoquant une lésion iatrogène gastroduodénale

Les lésions sont souvent totalement asymptomatiques. Elles peuvent se manifester cliniquement :
– par des douleurs épigastriques souvent atypiques, éventuellement un syndrome ulcéreux ;
– une perforation gastrique ou duodénale ;
– une hémorragie digestive (souvent révélatrice).
A l’endoscopie on peut trouver soit des érosions multiples, soit des ulcères vrais. Ces lésions sont plus souvent gastriques que duodénales.
 

03Citer les facteurs augmentant le risque d’accidents iatrogènes gastro-duodénaux 

Ce sont : l’automédication, la posologie élevée, l’association des AINS à l’aspirine ou aux corticoïdes, les antécédents d’ulcère gastrique ou duodénal, l’âge supérieur à 65 ans, une maladie cardiovasculaire ou une insuffisance rénale, un état de dénutrition...

 

04Enumérer les moyens de prévention des affections gastroduodénales liées aux AINS

Pour prévenir les affections gastroduodénales dues aux AINS, il faut :
– connaître avant toute prescription une éventuelle contre-indication (préexistence d’un ulcère ou de toute autre lésion œsogastroduodénale) ;
– proscrire toute association de deux AINS, d’un AINS avec les corticoïdes ou l’aspirine ;
– éviter le plus possible les AINS chez les sujets âgés de plus de 65 ans (qui constituent la catégorie de malades qui en réclament le plus la prescription) ) et privilégier la prescription d’AINS de type anticyclo-oxygénase de type 2 chez ces malades;
– prescrire un traitement prophylactique par un IPP ou par des prostaglandines synthétiques (misoprostol) aux malades de plus de 65 ans et à ceux ayant des antécédents d’ulcère gastroduodénal.

 

05Indiquer les effets indésirables des anticoagulants et des antiagrégants plaquettaires sur le tube digestif

Ce sont : i) la localisation rétrosternale de la gêne et son niveau, ii) l’électivité pour les solides (dysphagie des sténoses organiques) ou associée à celle des liquides (dysphagie paradoxale et d’évolution capricieuse), iii) les modes de début (brutal ou non) et d’évolution (progression plus ou moins rapide, intermittence), iv) les symptômes associés(régurgitations, signes de reflux gastro-œsophagien [RGO], signes ORL et/ou respiratoires), v) l'existence éventuelle d'une altération de l’état général (anorexie, amaigrissement). 

 

06Connaître la valeur sémiologique de la dysphagie et les premiers examens utiles au diagnostic

Les anticoagulants et les antiagrégants plaquettaires peuvent faire saigner toutes les lésions œsogastroduodénales, les compliquer ou les révéler. Les anticoagulants peuvent également provoquer des hématomes intramuraux du tube digestif.

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