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Page 1 sur 2 01Cancer épidermoïde de l’œsophage : définition, fréquence, épidémiologie et facteurs étiologiques
La majorité des cancers de l’œsophage sont des
cancers épidermoïdes. Comme les autres cancers des voies
aéro-digestives supérieures, ils se développent à partir de
l’épithélium malpighien. L’incidence est d’environ 5000 cas par an en France. Elle est plus élevée
dans les régions de l’Ouest où les rôles primordiaux de l’alcool et du
tabac ont été démontrés. Ce cancer atteint surtout les hommes
(sex-ratio : 12), souvent âgés (âge moyen : 65 ans).
Dans les régions du monde de très forte incidence
(Asie, Afrique du Sud), des facteurs carentiels semblent intervenir et
la répartition est identique selon le sexe. On connaît également
certains états pathologiques de l’œsophage prédisposant à ce type de
cancer : œsophagite caustique, achalasie du cardia...
02Adénocarcinome de l’œsophage : définition, fréquence, épidémiologie et facteurs étiologiques
Il représente actuellement 20 % des cancers de
l’œsophage, les autres étant des cancers épidermoïdes. Son incidence
est en augmentation dans plusieurs pays, dont la France. Le seul
facteur étiologique bien démontré est l’EBO ou œsophage de Barrett
(voir 1.2.8.). L'obésité, le tabagisme, la faible consommation de
fruits et de légumes sont également des facteurs favorisant
l'adénocarcinome oesophagien.
On estime que l’adénocarcinome se développe chez
environ 10 % des sujets atteints d’EBO. Les hommes sont dix fois plus
exposés que les femmes. Dans la plupart des cas, l’EBO n’était pas
connu avant que le cancer ne se développe.
03
Connaître les circonstances révélatrices du cancer de l’œsophage et la place de l’endoscopie
Tout signe d’appel œsophagien ou
thoraco-respiratoire peut révéler un cancer de l’œsophage ; il s’agit
très souvent alors d’une forme invasive de mauvais pronostic. La
dysphagie est le symptôme dominant, habituellement élective pour les
solides, d’apparition récente et d’évolution progressive, entraînant un
état de dénutrition.
Les autres symptômes, rarement isolés et plus
tardifs, sont la traduction d’une lésion évoluée ou d’une complication
: douleur thoracique, infection bronchopulmonaire par fausse route ou
fistulisation de la tumeur dans l’arbre respiratoire, dyspnée
inspiratoire par compression trachéale, dysphonie par atteinte des
nerfs récurrents (gauche le plus souvent), syndrome de Claude
Bernard-Horner par lésion du sympathique cervical, compression cave ou
péricardite. L’hémorragie massive par érosion de gros vaisseaux et
l’anémie d’origine inflammatoire ou par saignement occulte sont rares.
En l’absence de tout symptôme œsophagien, le
diagnostic peut être porté à un stade de début de la croissance
tumorale à l’occasion d’une endoscopie chez les sujets atteints d’une
néoplasie ORL, broncho-pulmonaire ou faite pour une autre raison.
Quelles que soient les circonstances de
découverte, le diagnostic repose sur l’endoscopie et les prélèvements
biopsiques qui précisent le type histologique. La détection de lésions
oesophagiennes à un stade précoce est facilitée par l'utilisation de
colorations vitales (lugol) lors de l'endoscopie. Le transit baryté
permet de déterminer l’étendue de la lésion et sa topographie, dans les
sténoses néoplasiques non franchissables par un endoscope.
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