| Cancer de l’œsophage |
|
|
Page 2 sur 2 05Les principaux éléments du bilan d’extension et d’opérabilité d’un cancer de l’œsophage
• Le bilan de l'état général est un préalable à tout autre. Il apprécie :
• Le bilan d'extension doit être réalisé en tenant compte de l'état général du malade.
L’extension locorégionale est recherchée par :
L’échoendoscopie permet de distinguer les lésions
purement sous-muqueuses (T1) des lésions infiltrant la musculeuse (T2),
la graisse médiastinale (T3) ou les organes de voisinage (T4). Elle
peut aussi préciser l’existence d’adénopathies sans toutefois affirmer
à coup sûr leur envahissement cancéreux. Dans ces cas, une ponction
sous échoendoscopie à travers la paroi de l’œsophage est possible.
• L’extension lymphatique est recherchée par
l’examen physique (ganglion de Troisier), par l’échographie (recherche
d’adénopathies cervicales et cœliaques) et l’échoendoscopie (recherche
d’adénopathies médiastinales).
• Les métastases viscérales sont recherchées par
une radiographie pulmonaire de face et de profil, une échographie
hépatique ou mieux par un examen scanographique thoracique et abdominal
qui permet d'éviter les deux examens précédents.
• La synthèse du bilan d’extension est faite
actuellement dans le cadre de la classification TNM, en tenant compte
de l'état général du malade.
06Connaître les principes du traitement à visée curative du cancer de l’œsophage
- Le traitement curatif de référence pour les
tumeurs de stade inférieur à T3 reste l’exérèse chirurgicale. L’exérèse
complète de la tumeur doit passer à distance du pôle supérieur de la
tumeur, comprendre l’ablation des tissus péri-tumoraux et un curage
lymphatique. Différentes voies d’abord sont possibles (avec ou sans
thoracotomie) et le remplacement de l’œsophage réséqué est généralement
réalisé au moyen d’une plastie gastrique. Le traitement chirurgical
n’est possible que chez les malades capables de supporter cette
intervention (âge, état général, fonctions respiratoire, cardiaque et
hépatique) et dont la tumeur ne comporte pas d’envahissement des
structures adjacentes ni de métastases.
- La radio-chimiothérapie est une alternative
croissante à l'exérèse. Son efficacité en terme de survie est
équivalente à celle de la chirurgie pour les tumeurs > T3.
La radio-chimiothérapie permet même d’obtenir (dans un tiers des cas)
une stérilisation tumorale préopératoire et sur les pièces d’exérèse.
- Un traitement endoscopique (destruction
tumorale par plasma argon ou photocoagulation laser, mucosectomie
complète ou photothérapie dynamique) ou la radiothérapie endoluminale
peuvent être envisagés à titre de traitement curatif dans les formes
superficielles ne dépassant pas la sous-muqueuse (avec un risque de 10
% de laisser évoluer des métastases ganglionnaires).
07Connaître les principales méthodes thérapeutiques palliatives
Les méthodes palliatives sont essentiellement endoscopiques. Elles ont
pour but de restaurer et de maintenir une filière œsophagienne
suffisante et d’éviter la gastrostomie. Il s'agit avant tout
actuellement de la mise en place d'une prothèse endoscopique
trans-tumorale. Des dilatations endoscopiques itératives ou une
désobstruction par photocoagulation ou électrocoagulation peuvent être
également envisagées. Elles sont proposées en cas de contre-indication
chirurgicale, en cas de contre-indication à la radiochimiothérapie, ou
dans les formes d’emblée très évoluées ainsi que dans les récidives.
Elles permettent d’améliorer la qualité de la survie.
A titre palliatif, certains centres spécialisés proposent une radiothérapie et/ou une chimiothérapie en association ou non avec une méthode endoscopique.
08
Connaître le pronostic du cancer de l’œsophage en fonction de son extension
Toutes formes confondues, la survie à un cancer de l’œsophage est inférieure à 10 % à 5 ans.
Outre l’envahissement pariétal, l’envahissement
ganglionnaire joue un rôle important : 25 % de survie à 5 ans en son
absence et 10 % de survie à 5 ans en présence d’un envahissement
ganglionnaire.
En présence de métastases (les ganglions
sus-claviculaires et cœliaques sont considérés comme des métastases),
la survie à 5 ans est quasi nulle.
Voir aussi |
| < Précédent | Suivant > |
|---|