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Oesophage Généralités : physiologie, symptômes et moyens d'exploration Suggérer par mail

07Connaître les causes les plus fréquentes d’une dysphagie d’origine œsophagienne

 
  • Lésions de l’œsophage

– sténoses tumorales : cancer épidermoïde ou plus rarement adénocarcinome; de façon exceptionnelle les autres tumeurs malignes (sarcome et mélanome) ou bénignes (léiomyome) et les tumeurs extrinsèques (ganglionnaire, bronchique, médiastinale) ;

– sténoses non tumorales dues le plus souvent à une œsophagite peptique, à une œsophagite caustique ou radique et beaucoup plus rarement à une compression extrinsèque (adénopathie, anomalie artérielle...);
 
– œsophagites non sténosantes d’origine médicamenteuse ou infectieuse (surtout Candida albicans) au cours desquelles le symptôme prédominant est en fait l’odynophagie.

 

  • Anomalies motrices

– primitives telles que l’achalasie (synonymes: cardiospasme, méga-œsophage idiopathique)

la maladie des spasmes diffus de l’œsophage ou un œsophage casse-noisettes;

– ou observées au cours du RGO, de certaines collagénoses (sclérodermie) et de nombreuses maladies touchant l’innervation ou la musculature œsophagienne.

 

08

Indiquez les méthodes d’exploration morphologique de l’œsophage

 

L’examen endoscopique de l’œsophage est la méthode la plus performante. En cas d’hémorragie digestive, cet examen doit être pratiqué en urgence. Particulièrement appropriée au diagnostic des tumeurs endoluminales et des œsophagites, l’endoscopie permet à la fois une étude précise de la muqueuse et la réalisation de prélèvements biopsiques. Les zones qui sont particulièrement à biopsier peuvent être plus facilement décelées en ayant recours à des colorants qui sont vaporisés en spray sur la muqueuse (bleu de methylène, lugol). Le transit baryté de l’œsophage est pratiqué en deuxième intention ou dans les cas d’endoscopie impossible ou incomplète (sténose infranchissable). Il peut également s’avérer utile pour objectiver une compression extrinsèque, l’importance de la dilatation en cas de méga-œsophage, ainsi que pour préciser la topographie et l’étendue d’un cancer de l’œsophage.

La scanographie thoracique permet d’étudier par des coupes axiales transverses l’extension pariétale, médiastinale et ganglionnaire des cancers.

L’écho-endoscopie est l'examen qui explore le plus précisément la paroi œsophagienne en documentant l’atteinte des différentes couches, et des structures péri-œsophagiennes. Elle apprécie l’extension pariétale des tumeurs, détecte les adénopathies métastatiques et différencie les lésions sous-muqueuses intramurales des compressions extrinsèques. L’existence d’une sténose en limite les performances. L'examen échoendoscopique peut être complété par la réalisation d'une ponction échoguidée.

 

09

Connaître les indications de la manométrie et de la pH-métrie œsophagiennes

 

La manométrie œsophagienne est l'examen clé pour le diagnostic des troubles moteurs de l'œsophage. Elle enregistre la pression de repos du SIO et sa relaxation lors de la déglutition ainsi que le péristaltisme au niveau du corps de l'œsophage. Elle peut être utile pour rattacher à l'œsophage une douleur thoracique d'allure angineuse. Elle ne permet pas d'établir le diagnostic de RGO mais elle peut identifier des facteurs aggravant d'un RGO comme une hypotonie franche du SIO ou troubles du péristaltisme oesophagien altérant la clairance acide. Elle est recommandée en cas d'indication opératoire pour un reflux.

La pH-métrie œsophagienne, réalisée de plus en plus souvent en ambulatoire, permet de quantifier l'exposition acide de l'œsophage avec normalement un pH oesophagien qui est au dessous de pH 4 pendant moins de 5 % des 24 heures et de rechercher une relation entre des épisodes de RGO et des symptômes typiques (pyrosis) ou atypiques (quintes de toux, dyspnée asthmatiforme, douleurs pseudo-angineuses). La pHmétrie n'a pas d'indication d'emblée lorsque les symptômes de reflux sont typiques (pyrosis, régurgitations acides). Elle est utilisée pour rapporter des symptômes atypiques à un reflux pathologique lorsque l'examen endoscopique est négatif ou en cas d'échec thérapeutique. Elle est en général pratiquée lorsqu'une indication opératoire pour RGO est posée s'il n'existe pas d'œsophagite indiscutable (ulcérée). 

De façon habituelle, elle se fait au moyen d'une électrode introduite par voie nasale et placée 5 cm au-dessus du SIO et maintenue pendant 24 heures. l'éectrode est reliée à un boitier d'enregistrement. Une nouvelle technique consiste à mettre en place sur la paroi oesophagienne une petite capsule sensible aux variations de pH et qui transmet par télémétrie ces valeurs de pH à un boitier externe. Cette technique, en cours de validation, a comme avantages un meilleur confort du malade pendant l'enregistrement et la possibilité d'un enregistrement de 48 heures au lieu de 24 heures avec la technique pHmétrique classique. 
 


 
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