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Oesophage Généralités : physiologie, symptômes et moyens d'exploration Suggérer par mail

04Définir et reconnaître la dysphagie

La dysphagie est une sensation de gêne ou d’obstacle à la déglutition des aliments. Elle est différente de l’odynophagie (douleur ressentie lors de la progression des aliments dans l’œsophage, sans arrêt de l'alimentation) et de la sensation de striction cervicale généralement liée à l’anxiété, qualifiée de « globus hystericus ». Il peut être difficile de la distinguer de l’anorexie (perte d’appétit), surtout lorsqu’elle porte de façon élective sur certains aliments (viande).

 

05Citer les principaux éléments de l’analyse sémiologique d’une dysphagie

Ce sont : i) la localisation rétrosternale de la gêne et son niveau, ii) l’électivité pour les solides (dysphagie des sténoses organiques) ou associée à celle des liquides (dysphagie paradoxale et d’évolution capricieuse), iii) les modes de début (brutal ou non) et d’évolution (progression plus ou moins rapide, intermittence), iv) les symptômes associés(régurgitations, signes de reflux gastro-œsophagien [RGO], signes ORL et/ou respiratoires), v) l'existence éventuelle d'une altération de l’état général (anorexie, amaigrissement). 

06Connaître la valeur sémiologique de la dysphagie et les premiers examens utiles au diagnostic

La valeur sémiologique de la dysphagie est grande. Une fois écartées les causes ORL et neurologiques en cas de dysphagie haute, ce symptôme relève pratiquement toujours d’une atteinte oesophagienne (obstruction organique ou troubles moteurs), parfois d’une lésion gastrique atteignant le cardia. 
Dans tous les cas, il importe de réaliser en premier lieu une endoscopie œsophagienne qui permettra de pratiquer des biopsies en cas de lésion. Si l’examen endoscopique est normal, le transit baryté de l’œsophage et surtout la manométrie œsophagienne seront indiqués pour rechercher des troubles moteurs.

07Connaître les causes les plus fréquentes d’une dysphagie d’origine œsophagienne

  • Lésions de l’œsophage

– sténoses tumorales : cancer épidermoïde ou plus rarement adénocarcinome; de façon exceptionnelle les autres tumeurs malignes (sarcome et mélanome) ou bénignes (léiomyome) et les tumeurs extrinsèques (ganglionnaire, bronchique, médiastinale) ;
– sténoses non tumorales dues le plus souvent à une œsophagite peptique, à une œsophagite caustique ou radique et beaucoup plus rarement à une compression extrinsèque (adénopathie, anomalie artérielle...);
– œsophagites non sténosantes d’origine médicamenteuse ou infectieuse (surtout Candida albicans) au cours desquelles le symptôme prédominant est en fait l’odynophagie.
  • Anomalies motrices

– primitives telles que l’achalasie (synonymes: cardiospasme, méga-œsophage idiopathique)
la maladie des spasmes diffus de l’œsophage ou un œsophage casse-noisettes;
– ou observées au cours du RGO, de certaines collagénoses (sclérodermie) et de nombreuses maladies touchant l’innervation ou la musculature œsophagienne.

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