| Trois points à connaitre sur l'œsophage |
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01Connaître les principaux agents responsables de l’œsophagite caustique et les principes de sa prise en charge thérapeutique
Les principaux agents sont les bases (nécrose
liquéfiante étendue en profondeur), les acides (lésions de nécrose plus
sévères au niveau de l’estomac). Certaines bases sont associées à un
agent tensioactif (nécrose très sévère) ou sont liquides (lésions
respiratoires associées).
L’ingestion de caustiques impose une
hospitalisation d’urgence. Il faut éviter toute manœuvre consistant à
faire vomir, à laver le tractus digestif supérieur ou à administrer des
produits neutralisants. On doit en revanche nettoyer la bouche, calmer
l’agitation du patient et corriger l’hypovolémie.
02Connaître les caractères topographiques et les principes du traitement des diverticules de l’œsophage
Le diverticule pharyngo-œsophagien ou diverticule
de Zenker est un diverticule de pulsion résultant de la protrusion de
la muqueuse au travers de la paroi postérieure de la jonction
pharyngo-œsophagienne, en amont du SSO (muscle cricopharyngien) ; ce
n’est donc pas un diverticule proprement œsophagien. Lorsqu’il est
volumineux et symptomatique, ce diverticule requiert une intervention
en raison du risque de complications respiratoires. Il faut en faire
l’exérèse, associée dans certains cas à une myotomie du muscle
cricopharyngien.
Le diverticule du tiers moyen de l’œsophage est
dû à la traction de la paroi œsophagienne par un processus
inflammatoire ganglionnaire, généralement tuberculeux. De petite taille
et à large base d’implantation, il ne donne lieu à aucun trouble et ne
nécessite aucune thérapeutique.
Le diverticule épiphrénique se développe selon un
mécanisme voisin du diverticule de Zenker dans la partie distale de
l’œsophage. Ses symptômes et son traitement se confondent généralement
avec ceux du trouble moteur œsophagien associé. Traitement : myotomie
seule ou associée à diverticulectomie si base étroite et volumineux.
03Connaître les causes principales des œsophagites non peptiques (infectieuses, médicamenteuses, inflammatoires)Les œsophagites non peptiques peuvent être d’origine infectieuse (Candida albicans, Cytomégalovirus [CMV], Herpès simplex virus [HSV]) principalement au cours du SIDA. Elles peuvent aussi être médicamenteuses, dues à une lésion par contact direct prolongé entre le comprimé ou la gélule (cyclines, chlorure de potassium, aspirine et anti-inflammatoire non stéroïdiens [AINS]) et la muqueuse œsophagienne. Elles provoquent une odynophagie ou une dysphagie qui dure quelques jours et disparaît spontanément. Elles peuvent être dues également à une maladie inflammatoire (Crohn) ou à la stase alimentaire dans les troubles moteurs œsophagiens et au cours des sténoses organiques.
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