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Gastrites aiguës et chroniques Suggérer par mail

07Indiquer les particularités de la gastrite secondaire à H. pylori

Ce sont :

– la localisation antrale préférentielle ;

– l’infiltration du chorion par des polynucléaires et des lymphoplasmocytes définissant l’activité et l’inflammation qui sont caractéristiques de l’infection;

– la possibilité, notamment chez l’enfant, d'une formation de nodules lymphoïdes dans le chorion.

 

08Connaître la filiation gastrite chronique atrophique -dysplasie-cancer et la conduite à tenir

La gastrite chronique atrophique peut s’accompagner de dysplasie épithéliale, pouvant aboutir au développement d’un adénocarcinome.

Une surveillance endoscopique et histologique des malades atteints de gastrite chronique atrophique avec dysplasie peut être proposée. Il n’y a pas de consensus concernant l’indication d’éradication de H. pylori à titre préventif du cancer.

 

09Indiquer schématiquement les caractéristiques cliniques, histologiques et biologiques de l’anémie de Biermer, son traitement et son risque évolutif gastrique

Elle se manifeste par une anémie intense, macrocytaire, non régénérative, parfois associée à des signes neurologiques et à une glossite. Elle peut se révéler par une macrocytose isolée.

L'anémie de Biermer est liée à une atrophie gastrique fundique décelable par une endoscopie avec biopsies. L’atrophie peut être confirmée par une achlorhydrie au tubage gastrique, associée à une hypergastrinémie.

L’atrophie des glandes fundiques prive l’organisme du facteur intrinsèque, normalement sécrété par les cellules pariétales. Il en résulte l’absence d’absorption de la vitamine B12 qui peut être confirmée par le test de Schilling. La prise orale de facteur intrinsèque normalise le test de Schilling.

Elle résulte d’un mécanisme immunologique. On peut mettre en évidence des anticorps sériques anticellule pariétale (non spécifiques) et antifacteur intrinsèque.

La maladie nécessite l’administration parentérale à vie de vitamine B12 (1 mg tous les 6 mois). Le risque évolutif le plus grave de cette affection est le cancer gastrique, ce qui justifie une surveillance endoscopique de ces malades.

 

10Connaître l’existence d’affections inflammatoires du duodénum : étiologie et principaux symptômes

La duodénite est définie en histologie comme une atteinte inflammatoire du chorion de la muqueuse duodénale, associée ou non à des altérations de l’épithélium villositaire et des glandes de Lieberkühn. Le diagnostic est établi par l’endoscopie (lésions érythémateuses, purpuriques, polypoïdes, érosives…) et les biopsies. Elle peut être en rapport avec une parasitose duodénale (lambliase). Elle peut accompagner les ulcères duodénaux.
 
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