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Methodes diagnostiques et therapeutiques en gastro-enterologie Suggérer par mail
Le diagnostic et le tt des maladies gastro-intestinales doivent être complets et adaptés à chaque individu. Les explorations disponibles comme l'endoscopie, la scintigraphie isotopique, l'angiographie, la TDM et l'IRM, apportent des informations d'une grande précision, mais d'un coût potentiel élevé et avec un certain risque de morbidité. 
En outre, malgré des procédures diagnostiques faisant appel à de multiples examens, jusqu'à 50 % des malades se plaignant de troubles digestifs seront considérés comme atteints de troubles « fonctionnels » sans anomalie anatomique. Un interrogatoire soigneux et un examen complet en tenant compte des caractéristiques biologiques et psychosociales susceptibles d'intervenir dans les troubles sont nécessaires pour éviter des démarches diagnostiques inutiles et mettre au point une stratégie thérapeutique efficace.
L'interrogatoire et l'examen clinique restent les bases de l'évaluation. L'interrogatoire doit être mené de manière à obtenir des informations par associations d'idées spontanées plutôt que par des questions directes. Il faut encourager le malade à parler, par des formules telles que « décrivezmoi les troubles que vous ressentez » avant de poser des questions plus précises du type « quand la douleur atelle débuté ? » ou « qu'estce qui vous soulage ? ». A partir de ces informations le clinicien développe des hypothèses diagnostiques susceptibles d'être modifiées par des questions plus spécifiques telles que « les douleurs sontelles soulagées par un anti-acide ? » ou « avezvous vomi du sang ? ». Les questions appelant simplement une réponse par oui ou par non ne doivent être posées que lorsque l'on est parvenu à une option diagnostique précise.
Un examen clinique dirigé affinera le diagnostic différentiel ; p. ex. la découverte d'une hépatomégalie chez un malade se plaignant de selles noirâtres (selles goudron ou méléna) élargira le cadre diagnostique de gastrite ou de maladie ulcéreuse à l'existence d'une cirrhose avec varices oesophagiennes ou d'un cancer digestif avec métastases hépatiques. La recherche d'un alcoolisme ou d'un amaigrissement ou un examen cutané soigneux recherchant des angiomes stellaires, permettront une meilleure orientation de l'évaluation diagnostique.
Par la suite, de nombreux examens complémentaires sont disponibles pour faciliter ultérieurement le diagnostic des troubles digestifs. Le choix des examens doit être basé sur les données de l'histoire de la maladie et de l'examen clinique. 

01Examens radiologiques de l'oesophage

Outre le traditionnel transit baryté, la vidéo et ciné-radioscopie sont utiles dans des conditions anatomiques particulières (p. ex. anneaux oesophagiens) et pour l'évaluation des troubles moteurs (p. ex. spasme cricopharyngien, achalasie).

02Sophagoscopie

L'sophagoscopie peut être pratiquée dans un but diagnostique devant une douleur ou une dysphagie, pour identifier les pathologies organiques ou les causes de saignement, ou pour réaliser une biopsie. Les gestes thérapeutiques qui peuvent être effectués au cours de l'sophagoscopie sont l'ablation des corps étrangers, l'hémostase par coagulation ou la ligature des varices oesophagiennes, la destruction du tissu tumoral par laser ou par électrocoagulation bipolaire et la dilatation des sténoses. Il n'existe pas de contre-indication absolue à l'examen qui peut être facilement effectué en ambulatoire ; il nécessite une anesthésie locale de la gorge et, généralement, une sédation IV. Les complications sont rares et sont habituellement en rapport avec les médicaments utilisés (p. ex. la dépression respiratoire) ; le saignement ou la perforation sont peu fréquents.

03Manométrie oesophagienne

La manométrie oesophagienne est utilisée chez les malades présentant une dysphagie, un pyrosis ou des douleurs thoraciques. Elle permet de déterminer la pression au niveau des sphincters supérieur et inférieur de l'oesophage ainsi que l'efficacité et la coordination des mouvements péristaltiques, et de déceler les contractions anormales. Elle est utilisée pour le diagnostic de l'achalasie, de la maladie des spasmes étagés de l'oesophage, de la sclérodermie, pour mettre en évidence les hypo ou hypertensions du sphincter oesophagien inférieur ainsi que pour poser certaines indications thérapeutiques (p. ex. une intervention chirurgicale anti-reflux, une dilatation pneumatique pour achalasie). L'examen est réalisé en introduisant par la gorge un petit tube positionné dans l'oesophage. Les complications sont extrêmement rares, mais peuvent comprendre un traumatisme au passage de la filière nasopharyngée.

04Monitoring du pH oesophagien

La pHmétrie oesophagienne est généralement soit couplée à la manométrie, soit réalisée dans le cadre d'une étude prolongée chez les malades ambulatoires.

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