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05Test de Bernstein
(perfusion acide)
Le test de
Bernstein est un examen très sensible qui permet de confirmer si le reflux
acide est la cause de la douleur, mais peut être faussement négatif chez les
patients soumis à un tt. Ce test est effectué en perfusant en alternance dans
l'oesophage une solution saline isotonique et une solution de HCl de 0,1 N
par l'intermédiaire d'une sonde naso-gastrique, à une vitesse de 6 ml/min.
06Tubage naso-gastrique ou
intestinal
Le tubage
naso-gastrique ou intestinal est utilisé pour aspirer (décompresser) l'estomac
en cas d'atonie gastrique, d'iléus ou d'occlusion ; éliminer des toxines
ingérées ; prélever du contenu gastrique pour analyse (volume, acidité,
présence de sang) ; et pour l'alimentation entérale. Les contre-indications sont
: obstruction oesophagienne ou nasopharyngée, traumatisme maxillo-facial,
anomalies de la coagulation non contrôlables et varices oesophagiennes
importantes. Il existe plusieurs types de sonde. On utilise la sonde de Levin
ou de Salem pour l'aspiration gastrique ou les prélèvements, ou
exceptionnellement pour une alimentation de courte durée. Les sondes à
ballonnet, lestées au Hg, telles que les sondes de Cantor ou de Miller-Abott
sont utilisées pour l'aspiration intestinale ou l'alimentation. Les sondes très
souples lestées au Hg ou au tungstène (p. ex. sondes Corpak, Dobbhof et
Entriflex) sont utilisées essentiellement pour l'alimentation entérale de
longue durée.
Pour
l'intubation, le malade est assis ou couché en décubitus latéral gauche. La
tête étant légèrement fléchie, la sonde lubrifiée est introduite dans une
narine, et guidée vers l'arrière puis vers le bas en suivant la filière
nasopharyngienne. Lorsque son extrémité atteint la paroi postérieure du
pharynx, on demande au malade d'absorber un peu d'eau au moyen d'une paille.
(La survenue d'une toux violente avec rejet d'air par le tube lors de
l'expiration indique que la sonde a été introduite par erreur dans la trachée.)
L'aspiration de suc gastrique confirme l'introduction dans l'estomac. La position
des grandes sondes peut être confirmée en instillant 20 à 30 ml d'air dont
on guette le passage dans l'estomac par auscultation à l'aide d'un stéthoscope
placé dans la région sous-costale gauche.
Les
petites sondes très souples pour alimentation intestinale nécessitent
généralement l'utilisation d'un filguide ou d'un mandrin rigide. Pour le
passage de cette sonde à travers le pylore, il est habituellement nécessaire
d'avoir une aide radioscopique ou endoscopique.
Les
complications rares sont le traumatisme nasopharyngien avec ou sans hémorragie,
l'inhalation bronchique, l'hémorragie traumatique oesophagienne ou gastrique,
la perforation et (exceptionnellement) la pénétration intracrânienne ou
médiastinale.
07Analyse de la sécrétion
gastrique
Les indications de l'analyse de la sécrétion
gastrique sont : la recherche d'une éventuelle hyperchlorhydrie (p. ex.
syndrome de Zollinger-Ellison) ou d'une hypochlorhydrie (p. ex. anémie
pernicieuse [de Biermer], gastrite atrophique, maladie de Ménétrier) ; l'évaluation
pré et post-opératoire d'une hypergastrinémie inexplicable chez les patients
pour lesquels a été programmé un geste chirurgical pour la réduction de
l'acidité ; et la vérification d'une vagotomie peut être incomplète dans les
cas de récidive d'ulcère gastroduodénal après vagotomie chirurgicale. Les
contre-indications sont une hémorragie active récente ou des douleurs
provoquées par un ulcère évolutif.
La sonde naso-gastrique (sonde de Levin) est mise
en place (v. procédé d'intubation naso-gastrique ou intestinale, plus
haut). Le contenu gastrique est aspiré et éliminé. On recueille par aspiration
manuelle continue 4 échantillons de suc gastrique toutes les 15 min (débit
acide basal [DAB]). Puis on administre de la pentagastrine (6 mg/kg) s.c. et 4 échantillons toutes les 15 min
sont à nouveau prélevés dans les mêmes conditions (débit acide de pointe ou max
[DAP ou DAM]). Les échantillons sont titrés au moyen de NaOH de manière à
calculer les taux de sécrétion de base (DAB) et après stimulation (DAM).
08Biopsie de
l'intestin grêle et aspiration duodénale
La biopsie de l'intestin grêle et l'aspiration
duodénale sont utilisées pour étayer, confirmer ou exclure une maladie
inflammatoire ou organique de l'intestin grêle (p. ex. maladie coéliaque,
maladie de Whipple, infection à Giardia lamblia).
Les troubles de la coagulation non contrôlables sont une contre-indication.
Une sonde lubrifiée, avec une capsule de Carey à
sa terminaison, est placée dans l'arrière-gorge puis le malade déglutit.
Lorsque la sonde pénètre dans l'estomac, elle est guidée sous écran à travers
le pylore jusqu'à la troisième ou quatrième portion du duodénum. La biopsie est
obtenue en créant une pression négative au moyen d'une seringue tout en
maintenant ouvert l'orifice d'aspiration. La muqueuse est aspirée par l'orifice
dans la sonde, ou la capsule, et tranchée au moyen d'un couteau actionné par
l'opérateur via un fil. Les échantillons de liquide intestinal pour le
diagnostic d'infection à Giardia sont
obtenus par aspiration du contenu duodénal. Une hémorragie, un blocage de la
sonde dans le duodénum, une bactériémie et une inhalation de liquide ou d'Hg
pendant le passage de la sonde sont des complications rares. Cette technique a
été supplantée par la biopsie endoscopique, qui permet d'obtenir plus
facilement des échantillons de tissu satisfaisants
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