| Maladie de Crohn |
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Page 2 sur 2 06Connaître les principales modalités évolutives et les complications07Exposer les principes du traitement médical et les indications de la chirurgie
Faute de disposer d’un traitement étiologique, le traitement de la maladie de Crohn repose sur :
– au cours des poussées et en fonction de leur
intensité : les salicylés et surtout les corticoïdes systémiques ou à
action topique;
– lorsque la maladie est chroniquement active
(alors souvent cortico-dépendante) ou cortico-résistante, on a
habituellement recours aux immunosuppresseurs, essentiellement les analogues des purines (azathioprine ou 6-mercaptopurine) et, en cas d'échec, parfois le méthotrexate. En cas d'échec des immunosuppresseurs, le recours à l'administration régulière d'anticorps anti-TNF-alpha, est justifé.
– les interventions
chirurgicales sont indiquées en cas de complication mécanique de la
maladie (perforation, sténose ou fistule symptomatique, rarement
hémorragie grave), et, de moins en moins souvent, du fait de l'absence
de contrôle des symptômes de la maladie par les traitements médicaux.
Il s’agit d’indications de nécessité et non de principe. En effet,
l’exérèse des segments atteints ne met pas à l’abri des récidives ; les
interventions réalisent le plus souvent l’exérèse des lésions
macroscopiques. Plus rarement, des plasties d’agrandissement des
sténoses (stricturoplasties) peuvent être faites, notamment en cas de
réintervention ou de lésions multiples et chaque fois que le risque
d’un grêle court est présent.
– le traitement symptomatique utilise selon les cas les ralentisseurs du transit ou la cholestyramine ;
– les antibiotiques, en particulier le métronidazole, ont des indications temporaires.
– il faut obtenir l’arrêt du tabac, car ce dernier aggrave la maladie.
08Citer les conséquences métaboliques secondaires à une résection étendue du grêle emportant l’iléon et indiquer les moyens de les pallier
Les résections intestinales itératives de nécessité peuvent aboutir à un syndrome de l'intestin grêle court ("grêle court").
Les conséquences dépendent de la longueur enlevée : il peut s’agir
d’une diarrhée hydroélectrolytique, d’une diarrhée avec malabsorption
que l’on peut pallier par un régime et d’éventuelles supplémentations,
ou d’une situation ("grêle court" dépassé) imposant une nutrition
parentérale. La résection iléo-caecale est plus mal tolérée qu’une
résection segmentaire de l’intestin grêle en raison de la perte de la
valvule de Bauhi
Les symptômes sont :
– une diarrhée par accélération du transit colique due à l’absorption insuffisante des sels biliaires par l’iléon; – une malabsorption des graisses, principalement des triglycérides à chaînes longues ; – une malabsorption de la vitamine B12 à corriger par des injections IM de vitamine B12 ; – parfois une lithiase biliaire du fait de la réduction du pool des sels biliaires ; – parfois une lithiase urinaire oxalique par excès d’acide oxalique absorbé dans le côlon.
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