| Tumeurs de l’intestin grêle |
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Page 1 sur 2 01Citer les causes des sténoses intrinsèques du grêleLes causes les plus fréquentes sont infectieuses ou inflammatoires (maladie de Crohn, très rarement gastro-entérite à éosinophiles et tuberculose), les tumeurs (surtout lymphomes, tumeurs carcinoïdes et adénocarcinomes), des lésions radiques, des cicatrices de lésions localisées provoquées par une ischémie aiguë ou chronique ou par ulcération médicamenteuse, et l’invagination intestinale.
02Connaître les différentes manifestations révélatrices des tumeurs du grêle et citer les trois tumeurs malignes les plus fréquentes
03Identifier un syndrome carcinoïde et connaître les moyens de détecter la sécrétion anormale de sérotonine et la tumeur responsableLe syndrome carcinoïde est fait de bouffées vaso-motrices ou flushs, d’une diarrhée motrice, et plus tardivement de valvulopathies droites pouvant aboutir à une insuffisance cardiaque droite. Le diagnostic positif d’une tumeur carcinoïde repose sur le dosage de la chromogranine A sanguine (peptide sécrété par la plupart des tumeurs endocrines, dont les tumeurs carcinoïdes) et de l’acide 5-hydroxy-indol-acétique (5-HIAA) urinaire, dérivé de la sérotonine. Après l’appendice, le siège le plus fréquent des tumeurs carcinoïdes est l’intestin grêle. Les tumeurs carcinoïdes du grêle peuvent aussi se révéler comme toute tumeur du grêle par un syndrome d'obstruction intestinale chronique (notamment syndrome de König), un syndrome occlusif aigu, une hémorragie (méléna ou carence martiale sans hémorragie extériorisée) et comme toute tumeur cancéreuse digestive par des métastases, notamment hépatiques. Les examens permettant de détecter la tumeur carcinoïde sont la radiographie du grêle et la scanographie couplée à l'opacification du tube digestif. Il est nécessaire d’y associer une exploration morphologique du foie à la recherche de métastases et une scintigraphie aux récepteurs de la somatostatine. 04Connaître la conduite à tenir devant un lymphome intestinalLes localisations intestinales de la maladie de Hodgkin et des lymphomes malins non hodgkiniens sont parfois primitives et limitées mais peuvent être révélatrices d’un lymphome généralisé. Il en résulte qu’au cours de tout lymphome malin, quelle qu’en soit la localisation, un bilan digestif (estomac, grêle et côlon) doit être pratiqué (comportant également l’étude du foie, de la rate, des ganglions abdominaux (par échographie ou scanographie)), en plus de la recherche d'une l'atteinte lymphomateuse bronchopulmonaire, de la moelle osseuse et de l’anneau de Waldeyer.
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