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Etat caractérisé par les signes suivants : nervosité, irritabilité, instabilité émotive, anxiété, dépression et parfois céphalées, oedème et mastodynie, se produisant pendant les 7 ou 10 j précédant le cycle et disparaissant quelques heures après le début des menstruations.
01Etiologie
Le syndrome prémenstruel
(SPM) semble être corrélé aux fluctuations des oestrogènes et de la
progestérone. Les oestrogènes et la progestérone peuvent être
responsables d'une rétention transitoire de liquides qui semble
expliquer certains symptômes du SPM. Des données récentes indiquent que
les femmes qui présentent un SPM métabolisent la progestérone de manière
différente, produisant de plus faibles quantités d'alloprégnénolone (un
neurostéroïde qui amplifie la fonction des récepteurs GABAA dans le
cerveau et qui a un effet anxiolytique). La production de prégnénolone,
qui a un effet opposé sur le cerveau, pourrait être augmentée.
02Symptomatologie
Le
type et l'intensité des symptômes varient d'une femme à l'autre et
aussi d'un cycle à l'autre. Chez beaucoup de femmes, les symptômes sont
significatifs mais de courte durée et ils ne sont pas invalidants ; chez
d'autres, on observe des troubles du fonctionnement normal. La durée
des symptômes varie de quelques heures à 10 j et habituellement
l'apparition des règles en marque la fin ; ils peuvent toutefois
persister pendant et après les règles chez certaines femmes en
périménopause. Quand les menstruations commencent, certaines femmes
présentent une dysménorrhée. Une dysménorrhée importante est plus
fréquente chez les adolescentes et tend à s'atténuer avec l'âge.
Les
signes les plus fréquents sont une altération de l'humeur et des
troubles psychologiques, irritabilité, nervosité, manque de contrôle,
agitation, colère, insomnie, troubles de la concentration, léthargie,
dépression et fatigue intense. La rétention hydrique entraîne oedème,
prise de poids transitoire, oligurie, seins tendus et douloureux. La
symptomatologie neurologique et vasculaire comprend des céphalées, des
vertiges, des syncopes, des paresthésies des membres, des ecchymoses
faciles et des palpitations cardiaques. Une épilepsie préexistante peut
être aggravée. Les symptômes digestifs comprennent constipation,
nausées, vomissements et modifications de l'appétit. Des sensations de
pesanteur ou de compression pelvienne et des lombalgies peuvent être
observées. Une acné, une névrodermite ou une aggravation d'autres
affections cutanées peuvent survenir. Les problèmes respiratoires (p.
ex. allergies et infections) ainsi que certains symptômes oculaires (p.
ex. troubles de la vision et conjonctivite) peuvent s'aggraver.
10Traitement
Le
tt est symptomatique. La rétention hydrique peut être contrôlée par la
réduction de la consommation de Na et la prescription d'un diurétique
(p. ex. hydrochlorothiazide 25 à 50 mg/j per os), commençant juste avant
la date présumée d'apparition des symptômes. Les diurétiques améliorent
l'excrétion de Na et d'eau mais ne soulagent pas tous les symptômes, et
peuvent rester sans effet. Les conseils du médecin peuvent aider la
femme et son partenaire à affronter le SPM et les activités de la femme
peuvent être modifiées afin de réduire son stress. Chez certaines
femmes, le tt hormonal est efficace. Les schémas thérapeutiques
comprennent l'utilisation des contraceptifs oraux ; la progestérone en
ovules (200-400 mg/j) ou en injection (5-10 mg IM en solution huileuse)
pendant les 10 à 12 j prémenstruels ; un progestatif à longue durée
d'action (p. ex. acétate de médroxy-progestérone 200 mg IM pendant 2 à 3
mois) ; ou un analogue de la GnRH (Gonadotropinreleasing hormone) (p.
ex. leuprolide 3,75 mg IM ou goséréline 3,6 mg IM 1 fois/mois) avec de
faibles doses d'oestrogènes et de progestérone en tt « addback » afin
d'éliminer les anomalies du cycle. Les tranquillisants (p. ex. une
benzodiazépine) peuvent être utilisés pour calmer l'irritabilité, la
nervosité ou les pertes de contrôle, en particulier chez les patientes
ne pouvant modifier un environnement stressant. Une modification du
régime diététique (p. ex. augmentation des protéines et réduction des
sucres) et une supplémentation en vitamines du groupe B (en particulier
la pyridoxine, parfois associée au Mg) peuvent apporter une aide.
Spironolactone, bromocriptine et inhibiteurs de la mono-amine-oxydase
n'ont aucun effet. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la
sérotonine (p. ex. la fluoxétine 20 mg/j per os, la sertraline 50 mg/j
per os) sont habituellement les tt les plus efficaces des symptômes
psychologiques et physiques du syndrome prémenstruel.
Référence msd-france.com
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