| Reflux gastro-œsophagien (RGO) |
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Page 1 sur 2 01Définir le RGO pathologique
Le
RGO désigne le passage, à travers le cardia, d’une partie du contenu
gastrique dans l’œsophage. Un RGO physiologique existe chez tous les
sujets, essentiellement après les repas. Par définition, il ne
s'accompagne ni de symptôme, ni de lésion muqueuse oesophagienne. On
appelle par convention RGO le reflux pathologique, caractérisé par des
symptômes et/ou des lésions désignées sous le terme d’œsophagite. Le
reflux du contenu gastrique est alors dans la majorité des cas
anormalement fréquent et/ou prolongé. Le RGO résulte d’une anomalie
presque toujours idiopathique de la motricité de la jonction
oeso-cardiale. Les symptômes peuvent évoluer sans lésions; plus
rarement, un RGO ayant provoqué une œsophagite peut être asymptomatique.
02Définir la hernie hiatale
La
hernie hiatale est la protrusion, permanente ou intermittente, d’une
partie de l’estomac dans le thorax à travers le hiatus œsophagien du
diaphragme On distingue i) la hernie hiatale par glissement qui est la
plus fréquente (plus de 85 % des cas) dans laquelle le cardia est
intra-thoracique, ii) la hernie hiatale par roulement dans laquelle la
grosse tubérosité forme une poche intra-thoracique, para-oesophagienne
alors que le cardia reste intra-abdominal.
03Connaître les causes favorisant le RGO
La physiopathologie du RGO est multifactorielle
mais fait intervenir principalement une défaillance du SIO. Les
épisodes de RGO s’observent surtout lors des relaxations transitoires
du SIO qui sont des relaxations spontanées, survenant en dehors de
toute déglutition. Les formes les plus sévères du RGO sont associées à
une pression du SIO effondrée. La hernie hiatale n’est ni nécessaire ni
suffisante, un RGO pouvant exister sans hernie hiatale et une hernie
hiatale sans RGO. Mais, lorsqu'elle est volumineuse, la hernie hiatale
est souvent un facteur aggravant d'un RGO par le biais d'une altération
la clairance acide de l'oesophage. Une stase gastrique ou une
hyperpression abdominale (telle qu'on peut l'observer dans une
surcharge pondérale importante ou lors d'efforts de toux) sont
également des facteurs favorisant un RGO.
04Décrire les signes fonctionnels du RGO
Le pyrosis (brûlure rétrosternale ascendante) et les régurgitations acides
(remontées du contenu gastrique acide jusqu’au niveau pharyngé
survenant sans effort de vomissement et sans nausées) sont des
symptômes quasi pathognomoniques de RGO. Leur spécificité est telle
qu'ils permettent le diagnostic clinique de RGO. Leur caractère
postural et/ou post-prandial, est un élément supplémentaire très
évocateur. Des brûlures épigastriques sans trajet ascendant font
également partie des symptômes de RGO. Plus rarement, des
manifestations pulmonaires souvent nocturnes (accès de toux, dyspnée
asthmatiforme), des symptômes pharyngés ou laryngés (enrouement,
dysesthésies bucco-pharyngées, laryngite postérieure), des douleurs
simulant un angor et mêmes des manifestations stomatologiques
(gingivites ou caries dentaires à répétition) peuvent en être les
manifestations, isolées ou associées aux symptômes précédents.
05Indiquer la conduite du diagnostic en présence de symptômes de RGO
Avant
50 ans, en présence de symptômes typiques et s’il n’existe pas de signe
d’alarme (dysphagie, amaigrissement, anémie), aucun examen
complémentaire n’est nécessaire. Si les symptômes de RGO sont
atypiques, l’endoscopie est indiquée en première intention. Elle permet
le diagnostic lorsqu’elle découvre une œsophagite. En l’absence
d’œsophagite, lorsque les symptômes sont atypiques ou lorsque des
symptômes typiques résistent au traitement médical, une pH-métrie est
indiquée pour faire le diagnostic de reflux acide pathologique.
Après 50 ans, on préconise d’emblée de procéder à
une endoscopie haute afin de ne pas méconnaître une autre cause, une
lésion associée ou un endobrachy-œsophage.
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