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Induction ou stimulation du travail Suggérer par mail
Le déclenchement du travail de convenance (pas nécessairement médical) est rare et est habituellement réservé aux patientes qui habitent loin de l'hôpital et qui pourraient avoir des problèmes pour arriver à temps pour l'accouchement.
Certaines de ces patientes doivent être hospitalisées lorsqu'elles approchent du terme. Les dates doivent être précises, et une amniocentèse, afin de préciser le rapport lécithine/sphingomyéline (L/S), doit être conseillée.
Si le déclenchement du travail est indiqué pour une affection médicale ou obstétricale, l'affection doit être correctement contrôlée ; les raisons du déclenchement doivent être bien précisées et notées. La méthode de déclenchement la plus efficace et la plus sûre consiste en l'administration d'ocytocine IV à l'aide d'une pompe qui permet un meilleur contrôle du débit. Le travail commence habituellement pour un débit de 0,5 à 2 mU/min ; si les contractions sont insuffisantes, la dose peut être augmentée de 0,5 à 2 mU, à des intervalles de 15 à 30 min. Un max de 40 mU/min ne doit pas être dépassé ou maintenu > 30 min, car au-delà, le risque de rétention d'eau devient important. Il est rare qu'un débit de 10 à 12 mU/min soit nécessaire. Un monitorage externe du foetus est indispensable. Un monitorage interne peut être installé dès que les membranes peuvent être rompues sans risques.
Une stimulation ou une augmentation du travail par l'ocytocine sont indiquées si les contractions ne sont pas suffisamment efficaces ; avant de tenter une stimulation, le diagnostic doit être suffisamment précis. Si la patiente est en phase latente du travail (c.à d. effacement minime, dilatation minimale et contractions irrégulières), alors le repos, la marche ou le soutien représentent un meilleur traitement que l'ocytocine. Après le début du vrai travail (4 cm de dilatation avec effacement pratiquement complet), la progression du travail doit permettre d'acquérir > 1 cm de dilatation/h. Si le vrai travail ne commence pas, la patiente est considérée comme présentant une hypotonie de l'utérus. Le meilleur traitement consiste en une stimulation par de l'ocytocine diluée jusqu'à ce qu'un rythme plus normal de contractions s'installe.
Plus rarement, une hypertonie de l'utérus peut être observée, au cours de laquelle les contractions sont trop fortes, trop rapprochées ou les 2. Ce type de contractions est difficile à contrôler. L'administration de tout ocytocique doit être immédiatement interrompue. Un changement de position de la patiente et l'administration d'un analgésique peuvent aider. Un tocolytique, tel que la ritodrine, peut être efficace.
Référence msd-france.com
 
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