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Grossesse compliquée par une Maladies infectieuses (infection) Suggérer par mail
Les infections urinaires et les infections virales banales ne posent habituellement pas de problèmes pendant la grossesse. Cependant, certaines infections peuvent exercer des effets spécifiques sur le foetus. Ces maladies sont traitées très rapidement ici lorsqu'elles sont en relation avec la grossesse ; pour plus de détails.
La rubéole représente une cause majeure d'anomalies congénitales, en particulier du système cardiovasculaire et de l'oreille interne. L'infection à cytomégalovirus peut traverser le placenta et léser le foie foetal. La toxoplasmose peut léser l'encéphale foetal et par conséquent, les patientes enceintes doivent éviter les contacts avec les chats, sauf s'ils sont strictement confinés à l'appartement et s'ils ne rencontrent pas de chats errants.
L'infection à chlamydias au cours de la grossesse peut être associée à la rupture prématurée des membranes et à l'accouchement prématuré mais les vaginites bactériennes peuvent être un facteur plus important. La présence d'une cervicite mucopurulente ou d'une urétrite récidivante à culture négative impose un test à la recherche de Chlamydia, y compris une exploration de l'ADN. La culture et l'antibiogramme, bien que complexes et coûteux, sont les meilleurs moyens d'établir le diagnostic dans les populations à haut risque. Pour le traitement, le médicament de choix est l'azithromycine, 500 mg le premier jour et 250 mg/j du 2e au 5e j.
L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (HIV) pendant la grossesse est un problème obstétrical majeur. La transmission hétérosexuelle de la maladie et l'abus de drogues IV augmentent significativement son incidence chez les femmes. La grossesse ne semble pas accélérer le processus de l'infection par le HIV chez la mère. Le risque d'infection d'un nourrisson dont la mère est HIVséropositive est estimé à 13-39 %. La plupart des enfants infectés survivent au-delà de l'âge de 5 ans. Du fait du risque élevé de transmission foetale, l'interruption de grossesse doit être prise en considération ; l'administration de zidovudine pendant toute la grossesse réduit cependant l'incidence de la transmission foetale de 68 %. Des essais cliniques sur les inhibiteurs des protéases sont actuellement en cours.
L'infection herpétique a des implications périnatales majeures du fait de la transmission foetale pendant l'accouchement. Les femmes enceintes et leurs partenaires doivent être spécifiquement interrogés sur la notion d'infections herpétiques récidivantes. Les cultures sériées prélevées chez des patientes asymptomatiques pendant la période d'antépartum ne sont pas utiles pour l'identification de celles qui risquent de transmettre l'herpès à leur nouveau-né. Le risque de transmission foetale de l'herpès chez les patientes présentant des infections récidivantes mais qui n'ont pas de lésions visibles est extrêmement faible. En l'absence de lésions herpétiques ou de prodromes, la patiente, même si elle a eu des infections récidivantes, n'aura pas besoin d'un accouchement par césarienne sauf si des indications obstétricales classiques sont présentes. Une exception peut être le cas des mères qui font un premier épisode herpétique vers la fin du 3e trimestre et continuent à éliminer le virus herpétique au niveau du col utérin au moment du terme. Chez les patientes souffrant d'infections herpétiques récidivantes pendant la grossesse, l'accouchement doit être planifié à une période sans risque ; l'induction du travail peut être nécessaire. En cas d'accouchement par voie vaginale, des échantillons pour la mise en culture doivent être obtenus, provenant de la mère et de l'enfant si de telles informations s'avèrent nécessaires pour soigner le nourrisson. Une césarienne doit être proposée aux patientes qui présentent des lésions actives ou un prodrome évident au moment de l'accouchement, sans tenir compte du moment où les membranes se sont rompues.
Référence msd-france.com

 
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