La médecine

Surveillance du foetus Suggérer par mail
La surveillance électronique externe de la fréquence cardiaque foetale est systématiquement utilisée dans tous les travaux par de nombreux obstétriciens, car 30 à 50 % des foetus qui présentent une souffrance foetale ou meurent pendant l'accouchement ne présentent aucun signe avant-coureur imposant une surveillance plus étroite ; la surveillance électronique peut donc sauver la vie d'un tel bébé.
Néanmoins, l'intérêt de cette pratique est controversé. On observe une augmentation du taux de césarienne chez les patientes surveillées par moyens électroniques par rapport à celles surveillées par auscultation. Si l'on ajoute la détermination du pH du scalp foetal afin d'établir la nécessité d'une césarienne, on peut réduire le taux de césarienne, mais cette procédure nécessite un équipement sophistiqué. Ainsi, pour surveiller les patientes à faible risque pendant un travail normal, l'auscultation avec un ftoscope toutes les 15 min pendant le premier stade du travail et toutes les 3 min ou après chaque contraction pendant le 2e stade est fiable. L'auscultation intermittente est associée à un pourcentage de faux-positifs et une incidence d'intervention plus faible que ne l'est la surveillance électronique permanente, et elle permet un contact plus direct et personnalisé avec la femme en travail. La surveillance électronique du foetus peut être réservée aux patientes à haut risque ou à celles dont l'auscultation est difficile ou si elle met en évidence un rythme cardiaque qui pourrait être anormal.
La surveillance électronique externe du rythme cardiaque du foetus grâce à des dispositifs externes sur le ventre maternel permet de détecter et d'enregistrer les bruits du coeur foetal et les contractions utérines. Pour la surveillance interne, des capteurs sont placés à l'intérieur, à travers le col, avec une électrode fixée sur le scalp foetal pour surveiller la fréquence cardiaque et un cathéter est placé dans la cavité utérine pour mesurer la pression du liquide amniotique. Habituellement, les dispositifs externes sont utilisés pour les grossesses normales et les méthodes internes sont utilisées lorsque les méthodes externes ne fournissent pas d'informations suffisantes sur l'état du foetus ou sur l'intensité des contractions utérines.
La surveillance foetale externe peut aussi être utilisée sous forme d'un enregistrement simple du rythme cardiaque foetal (RCF) ou au cours d'un test de stress provoqué par des contractions (TSPC) (appelé parfois épreuve à l'ocytocine [EO]). Le rythme cardiaque foetal est enregistré continuellement et comparé aux mouvements foetaux (RCF), ou aux contractions induites par l'ocytocine (EO) ou à celles survenant spontanément ou après une stimulation du sein. Ces tests sont fréquemment utilisés pour surveiller les grossesses pathologiques.
Si un problème a été identifié avant le travail ou est détecté par auscultation ou surveillance externe, une surveillance interne est utilisée pour apporter des informations plus fiables concernant la fréquence cardiaque foetale ou les contractions utérines. Quand un problème est dépisté ou vérifié par surveillance électronique interne, un prélèvement de sang du scalp foetal pour la détermination du pH, qui nécessite une rupture artificielle des membranes, peut être utilisé afin de confirmer la nécessité d'une intervention. Une valeur  7,25 est rassurante ; une valeur de 7,0 à 7,24 est inquiétante, indiquant que le prélèvement pour la détermination du pH doit être répété après l'administration d'O2 et de fluides IV et après avoir changé la position maternelle ; une valeur < 7,0 indique la nécessité d'un accouchement immédiat.
Référence msd-france.com

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